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Les zones environnementales

La jungle européenne des zones environnementales


Le nombre de zones environnementales en Europe n’a cessé de croître au cours des dernières années et avec elles les restrictions à la mobilité à travers des systèmes de péage et de vignettes dont la multiplication dans la diversité s’apparente à des interprétations artistiques sans limites du baguenaudier. Dès lors, il faut être meilleur mathématicien que conducteur lorsqu’on désire se déplacer en véhicule automoteur dans certaines villes ou régions européennes.

L’Union Européenne témoigne dans ce contexte d’une grande incapacité à garantir un système de circulation uniformisé et compréhensible, et ferme les yeux sur des systèmes parfois discriminatoires, souvent inefficaces et toujours incompréhensibles de villes ou zones géographiques, voire de pays, qui nuisent fortement à la mobilité de ses citoyens.
Depuis la « Directive 2008/50/EG du Parlement Européen et du Conseil concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe », une multiplication de restrictions légales à la mobilité a été introduite en Europe par des pays, des zones géographiques ou des villes selon des critères qui leur sont propres, et à travers des outils comme les vignettes ou les enregistrements en ligne dont les spécificités sont diverses et complexes. Le non-respect de ces réglementations entraîne souvent des sanctions lourdes, de sorte que le touriste automobile serait bien avisé de se renseigner lors de la planification de son déplacement.

En Europe, de nombreux pays ont ainsi défini des zones environnementales, selon des critères qui n’engagent qu’eux-mêmes, avec des réglementations qui sont différentes, et des systèmes d’identification de conformité (notamment des vignettes) dont forme et fond varient en fonction de l’ingéniosité des pouvoirs politiques qui les dessinent. Pour les pays qui ont introduit des vignettes, il en existe en un nombre plus ou moins élevé de couleurs. Mais chaque pays a sa propre vignette et si vous en visitez plusieurs, il faudra trouver de la place sur le pare-brise. Pour ceux qui demandent un enregistrement en ligne comme la Belgique, il n’existe pas nécessairement de site unique où s’enregistrer pour toutes les villes ayant introduit une zone environnementale, il faut donc répéter la même procédure ou une procédure similaire sur différents sites.

Vous trouvez cela compliqué? Sachez qu’en réalité c’est encore plus complexe dans nombre de pays, car ces différentes vignettes et enregistrements peuvent donner droit à des mobilités différentes en fonction du degré de pollution du moment, ou en fonction des heures de la journée.

Cette complexité européenne ne permet certainement pas d’avoir une vue claire sur les systèmes français, allemands, belges ou autres et pour le touriste ou visiteur occasionnel c’est un casse-tête de comprendre quelle vignette ou quel enregistrement utiliser où, quand et comment, pour quel type de pollution de l’air du moment ou pour quel type de véhicule – car il existe bien entendu des différences entre catégories (automobile, autobus, motor-home, camion). Et pour rendre les choses encore plus intéressantes : de nombreuses restrictions dans les zones environnementales ne sont pas fixes mais parfois évolutives, pas permanentes mais parfois temporaires.

Tant que l’Europe est incapable de définir des normes communes en la matière, il y a de la place pour les informaticiens développant des applications pour smartphones et autres supports qui vous renseignent en temps réel sur l’état de la jungle. La Fédération Internationale de l’Automobile, dont l’ACL est membre, étudie actuellement les avantages et inconvénients des différents systèmes, pour pouvoir proposer aux institutions européennes des standards respectueux du droit et des usagers. Un exercice nécessaire et qu’il conviendrait d’achever avant que d’autres pays encore ne laissent libre cours à leur imagination. 

Les zones environnementales